Don’t breathe de Fede Alvarez (2016)

Don’t breathe, traduit à la hache en français par La Maison des Ténèbres est un film d’horreur / épouvante réalisé par Fede Alvarez en 2016 avec, notamment, Stephen Lang que l’on a pu voir dans Avatar de James Cameron, Public Ennemies de Michael Mann ou encore l’exécrable Menace Toxique avec le monolithique Steven Seagal.

Stephen Lang dans Menace Toxique

On sort les vieux dossiers : Stephen Lang imitant l’expression que Steven Seagal aura durant toute sa carrière.

Mais avant toute chose : Fede Alvarez, qui c’est que donc ?

Ce réalisateur uruguayen de 39 ans a été propulsé sur le devant de la scène grâce à son court-métrage Ataque de Panico publié en 2009 sur Youtube. Ce petit film au budget ridicule de 500 boules démontre les qualités du jeune cinéaste à manier habilement les effets spéciaux.

Court-métrage que je vous invite à regarder ici même :

Nous sommes en 2009, la foule se déchaîne, les vues s’envolent et Micmacs à tire larigot sort en France. Ascenseur émotionnel lvl 100 reached.

Ayant décelé dans cette vidéo, les qualités indéniables de Fede Alvarez, le studio de production de Sam Raimi, Ghost House production, lui propose la coquette somme d’un fucking million de dollars pour réaliser un film sur des extra-terrestres.
Fede, loin d’être fade, fit de Sam son fidèle fada. *drop the mic

Le studio voulant surfer sur la vague de District 9 : Léger budget mais recettes « maousse costaud ». Ce film ayant rapporté 210 millions de dollars pour un budget de 30 millions.
Mais le projet est malheureusement abandonné, une tâche ardue et couillue attend le réalisateur : le remake d’Evil Dead.

Les avis sont divisés concernant ce remake, d’un côté on a les fans frustrés qui hurlent à s’en déchirer les bourses lorsque l’on touche à leur sacro-saint film culte et de l’autre, les gens comme moi, qui ont apprécié le film apportant tout ce qu’il fallait en tant que film d’horreur sans foutre une honte internationale à la franchise dont il est inspiré, c’est plutôt cool. 

Le bilan global pour ce remake est assez positif avec des notes avoisinant les 6,5/10, ce qui est loin d’être mauvais pour le remake d’un film d’horreur, culte qui plus est.

Pouce bleu aussi point de vue pognon, le film a récolté pratiquement 100 millions de dollars à travers le monde pour un budget de 17 millions.

Un succès pour le réalisateur donc, qui enchaînera avec son deuxième film dont il est question ici : Don’t breathe.

 

Un sous-genre filmique : le Home Invasion

Don’t breathe est un film qui fait plaisir, oui, plaisir. Il prouve que l’on peut produire des œuvres filmiques globalement surprenantes avec des éléments classiques.

Les fondations de l’intrigue sont simples : Trois jeunes cambrioleurs, une maison dans un quartier reculé, un chien et un aveugle pas aussi innocent qu’il en a l’air au premier abord.

Un sous-genre filmique que l’on qualifie de « home invasion » ou « violation de domicile » en français. Un concept facile à comprendre : Deux parties s’affrontent / se défendent dans un lieu fermé ou huis clos (une maison en l’occurrence) avec comme but de survivre ou repousser les assaillants.

Une catégorie de film qui convient parfaitement au genre horrifique mais il existe cependant des exceptions comme Maman, j’ai raté l’avion, eh oui, cette saga répond également aux critères qui définissent le home invasion.

 

Les points à retenir

Vous savez maintenant de quoi parle Don’t breathe, mais pourquoi se démarque-t-il de la plupart des films du genre ? pourquoi se hisse-t-il en haut du panier ? Pourquoi Gangsterdam ?

Parce que Fede Alvarez a pondu une œuvre soignée possédant plusieurs atouts :

Le boogeyman du film est superbement interprété par Stephen Lang, ce dernier peut passer de l’homme blessé, fragile à un véritable démon en un claquement de doigt.

La réalisation fluide avec des longs plans qui immergent totalement le spectateur. Deux scènes sortent du lot pour ma part : L’introduction et le plan-séquence présentant l’intérieur de la demeure. C’est beau.

La tension permanente sans jamais utiliser de jump scares abusifs

La photographie à tomber, vraiment, c’est du beau boulot, il suffit de regarder quelques images pour s’en convaincre. J’aurais pu choisir encore d’autres screens mais je risquerais de spoiler quelques éléments du film.

Image_film_3 Image_film_2 Image_film_1

 

Ces trois photos sont représentatives de la palette de couleurs majoritairement utilisée dans le film.
Palette de couleurs que voici pour ceux que ça intéresse, ou pas :

Palette de couleurs utilisée dans le film

 

Conclusion

A la fin du film, j’ai eu la sensation d’un vent frais sur mon visage, je me suis dit : « Putain, le film d’horreur / épouvante n’est pas mort, il peut encore nous surprendre sans pour autant bouleverser les codes, il peut instaurer le malaise ou le dégoût sans abuser d’éjaculations hémoglobin-aires, il peut nous angoisser, effrayer sans utiliser à outrance de jump-scares mais surtout il peut encore nous faire passer 90 minutes sans avoir cette impression de déjà-vu. »

Alors oui, quand je me suis dit tout ça, le générique de fin était terminé mais j’avais passé un excellent de putain de bon moment, ce moment qui m’a rendu optimiste quant au futur de ce genre filmique trop souvent violé et pour ça je dis « Merci Monsieur Fede Alvarez ! »

Don’t breathe in One Shot

Cette image provient du premier long plan du film, l’introduction.
Une brillante façon de démarrer le film en nous annonçant directement la couleur niveau esthétique et réalisation, la qualité sera, de plus, au rendez-vous pendant les 90 minutes.

Don' Breathe in one shot

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